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Communiqué de Presse

 

Victoria Falls, Zimbabwe, le Jeudi 27 Août 2026.

 

Le Ministre de l’Energie, Dr. Djama Mohamed Hassan prend part à Victoria Falls, au Zimbabwe, à la 8ème Réunion Ministérielle du Comité Régional de l’Alliance Solaire Internationale (ISA) pour la région Afrique.

Le Ministre de l’Énergie, chargé des Ressources Naturelles, Son Excellence Dr. Djama Mohamed Hassan, a pris part, hier mercredi 26 août 2026, à la 8ème Réunion Ministérielle du Comité Régional pour l’Afrique de l’Alliance Solaire Internationale (ISA), organisée sous le Haut Patronage du Président de la République du Zimbabwe, Son Excellence Emmerson Mnangagwa.

Tenue annuellement, cette rencontre continentale, rendez-vous important des acteurs clés du secteur de l’énergie solaire africain, a rassemblé une centaine de participants venue de tous les pays africains membres de l’Alliance. Parmi lesquels, des ministres de l’énergie, notamment celui du pays hôte de l’événement, Son Excellence M. July G. Moyo, le Directeur Général de l’ISA, M. Ashish Khanna, la Commissaire aux Infrastructures et à l’Energie de l’Union Africaine, Mme Lerato Dorothy Mataboge, des experts en énergie, des investisseurs, des représentants des organisations internationales ainsi que des partenaires au développement.

Plus d’une dizaine de points figuraient à l’ordre du jour de cette édition. Les assises ont permis d’évaluer les progrès accomplis dans le déploiement du solaire sur le continent et de définir une feuille de route commune. Celle-ci vise à stimuler les investissements, promouvoir les innovations technologiques et consolider le partenariat avec l’ISA pour faire du solaire un pilier central de la souveraineté énergétique africaine.

Après la visite des stands d’exposition d’équipements solaires, les délégations africaines et les responsables de l’Alliance Solaire Internationale (ASI) ont échangé sur les défis énergétiques du continent afin de formuler des solutions concrètes et durables.

Au cours de différentes sessions ministérielles, le Ministre et ses pairs ont mené une réflexion approfondie sur les leviers d'impact du solaire en Afrique. Leurs travaux se sont articulés autour de quatre axes majeurs à savoir :

-Le renforcement des compétences avec le rôle des centres STAR-C comme moteurs du développement des capacités institutionnelles et techniques.

-L’agriculture et le financement avec à la clé la transformation du potentiel agricole en projets solaires bancables via l’initiative Africa Solar Facility, ainsi que la solarisation de l’agriculture (déploiement de centrales décentralisées et pompage solaire).

-L’innovation et les technologies par l'accélération de la transition énergétique grâce à l'intelligence artificielle, la numérisation, la gestion des minéraux critiques et la plateforme SUNRISE.

-Et enfin la mobilité et le stockage par le biais de la promotion des écosystèmes d'électromobilité, la mutualisation des solutions de stockage par batterie et l’harmonisation des normes régionales.

Les échanges se sont particulièrement concentrés sur la mobilisation des financements, le renforcement de la coopération Sud-Sud ainsi que l'accélération de l’électrification rurale. L'objectif ultime consiste à garantir l'accès à une énergie propre dans les zones les plus reculées afin d'améliorer le cadre de vie des populations, de stimuler leur tissu économique et de créer des emplois.

Lors de son intervention sur la transition énergétique en Afrique, le Ministre de l’Énergie, chargé des Ressources Naturelles, Son Excellence Dr Djama Mohamed Hassan, a plaidé en faveur du renforcement des compétences à l'échelle du continent. Il a d’emblée affirmé que la réussite de cette transition ne dépendra pas uniquement du déploiement d'infrastructures, mais avant tout de la création de capacités institutionnelles pérennes, dépassant le cadre des simples formations ponctuelles.

À cette occasion, le Ministre a mis en avant trois orientations stratégiques majeures :

-Un changement de cap institutionnel : Passer du simple développement de compétences individuelles à la création d'un véritable écosystème de formation continue. En impliquant directement les universités, les institutions et les réseaux de partenaires, cette approche permettra de conserver et de transmettre le savoir de manière durable.

-Le solaire comme levier économique : L'énergie solaire constitue une opportunité historique pour stimuler l'emploi, l'entrepreneuriat et la croissance. Pour exploiter pleinement ce potentiel, le responsable politique a insisté sur l'alignement indispensable des programmes de formation sur les besoins réels du marché et de l'industrie.

-L'autonomie continentale comme mesure du succès : Le membre du gouvernement djiboutien a souligné que la réussite de cette dynamique se mesurera non pas au nombre d'individus formés, mais à la capacité des institutions africaines à piloter de manière autonome la transition énergétique du continent.

À l’issue des discours officiels et d’échanges constructifs sur l’ensemble des enjeux du secteur solaire, les délégations africaines ont adopté une série de recommandations stratégiques destinées à accélérer le déploiement des programmes régionaux.

Source : MERN.